Selon le Plan Santé Jeunes 2008, la tendance est telle que les chercheurs l’ont nommée le « paradoxe contraceptif français ». Plus l’école, les médias et les associations conseillent aux jeunes de mettre le préservatif et de prendre la pilule, plus ces derniers adoptent des conduites sexuelles à risque. Effet inverse garantit.

Rapports précoces et non protégés se multiplient. Le nombre d’avortements chez les mineurs augmente de manière continue, alors que chez les adultes, les chiffres stagnent. Un pédopsychiatre me racontait recevoir des jeunes filles de 14 ans ayant déjà connu deux IVG. Et les parents ne sont même pas forcément au courant de la détresse de leur enfant.

Mais que se passe-t-il ? Comment nos ados en arrivent-ils à vivre ainsi cette si belle chose qu'est la sexualité ? Il semblerait que notre pays se soit trompé. Dans sa manière d’aborder le sujet. Dans la vision qu’elle transmet de la sexualité. Dans sa perception des attentes des jeunes.

Les adolescents prennent au pied de la lettre ceux qui leur parlent de sexe uniquement, au lieu de leur parler d’amour. Leurs comportements nous rappellent que les jeunes sont plus que jamais le miroir de notre société.

Alors s’il fallait remettre en cause le discours des adultes au lieu de blâmer les ados, où diriez-vous que l’on se trompe depuis toutes ces années ?