C’est bien la peine d’essayer de vivre toujours plus vieux. D’après l’enquête, nous dormons moins à cause « des programmes télévisés de plus en plus tardifs, voire nocturnes, et aux développements des télécommunications ».

Quand je pense au nombre de fois où j’entends (ou je m’entends) dire : « Je n’ai pas le temps ». Nous n’avons pas le temps de voir nos amis. Pas le temps de discuter avec nos voisins. Pas le temps d’écouter notre conjoint. Pas le temps de voir nos enfants grandir.

Regarder la télévision non plus, nous n’avons pas le temps. Mais nous le prenons. Sur notre sommeil, même. Au péril de nos journées et au risque de notre santé, nous avertissent les médecins.

Nos adolescents sont aussi touchés par les « dettes » de sommeil : notes, forme, famille, équilibre en font les frais. Dans les familles, on se parle de moins en moins. Plus personne ne se regarde : nous avons tous les yeux rivés sur nos écrans. C’est à se demander si l’on vit ensemble ou seulement les uns à côté des autres.

Juste une question : avons-nous vraiment choisi d’en arriver là ?