En proposant des stages de langues pendant les vacances, le ministère de l’Education nationale élude la question. Les heures supplémentaires d’anglais, censées rendre les élèves bilingues, s’attaquent aux conséquences du problème sans en chercher les causes.

Lorsque je vois la tournure que prennent les évènements, je ne peux m’empêcher de sourire. L’Education nationale peine à recruter des volontaires pour assurer les stages de février. Pourquoi ? Parce que les enseignants « ne voient pas la cohérence avec ce qu’ils font en classe », selon l’Académie de Nantes. Sans rire. Autant dire aux professeurs qu’ils font mal leur boulot !

Les professeurs de langues font ce qu’ils peuvent dans la limite de ce que permettent le programme et les effectifs. Mais soyons sérieux, demander à ceux-là même qui ne parviennent pas à faire parler anglais nos enfants de les rendre bilingues pendant les vacances… où est la logique ?

Ce dont ont besoin les élèves, c’est de locuteurs natifs. On n’apprend bien une langue que par immersion.