Dans les faits, interdire aux ados de passer à la caisse avec de l’alcool ne les empêchera pas d’arroser leurs fêtes. Soyons réalistes : il leur suffit de demander de l’aide à un ami ou de se servir dans le bar familial pour s’en procurer. Mais l’avantage de cette mesure se situe au niveau psychologique. L’interdit social est posé.

Si en janvier, la publicité pour l’alcool est autorisée sur le média le plus fréquenté par les adolescents, on fera d’une pierre deux coups. On décrédibilisera le discours des adultes et on rendra inutile la première mesure.

Mais qui s’en préoccupe ? Que l'alcoolisation soit impliquée dans 16% des accidents mortels des 15-17 ans et que 40% des premières relations sexuelles aient lieu sous alcool ne semble pas affoler outre mesure.

J’enrage.